Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facticité des sentiments ... J'emmerde le monde parce que je le hais, Je le hais de ne pas être ce que je voudrais qu'il soit. On vit , comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore ... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précedent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Je n'aime personne et je ne fous rien, je ne veux pas tenter de me distraire, ou de m'occulter la vérité, la vie est une saloperie, et chaque seconde de lucidité est un supplice. La force tranquille de son corps étendu dont seul le contact me brule la peau et l'ame ... non je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras ... de rien ... je fais de mon souffle l'écho des battements de son coeur, de mon corps le reflet de son corps....... Je me bourre de médicaments du soir au matin mais rien n'y fait je vais toujours mal. Je n'arrives plus à manger , je n'arrives plus à dormir. Je commence à faire peur à certains aussi mais je n'y peut rien , je m'en excuse mais je n'y arrive plus ... Je n'arrives plus à faire semblant. Les larmes coulent et coulent à n'en plus finir. Je suis là , à pleurer comme la plupart du temps , je réfléchis mais ne trouve pas de réponses. Je me torture l'esprit , oui à en avoir mal à la tête. Alors pour oublier ce mal , je le combat avec un autre mal. Et je crois que celui-ci est le pire de tous ... A vrai dire à force la douleur devient indolore. Plus tard quand je repenserais à tout ce que j'ai vécu , je me dirais que tout ce que je m'affligeais n'était pas nécessaire . Mais que je ne veut pas y croire...
35 Com's ici pour un prochaine article =D